Votre cholestérol

L’Hypercholestérolémie Familiale se caractérise par un taux élevé de « mauvais » cholestérol dès la naissance. 1


La différence entre le « bon » et le « mauvais » cholestérol

Le flou dans la compréhension du cholestérol vient du fait qu’il y a du ‘bon’ et du ‘mauvais’ cholestérol. Les patients se disent que s’il y a du bon, cela ne peut pas être si mauvais.
Professeur Eric Bruckert, Endocrinologue2

Le cholestérol est un lipide de la famille des stérols. Il est indispensable au fonctionnement du corps humain. Une partie est fabriquée par notre organisme et une autre est apportée par notre alimentation.3

Pour atteindre les différents organes, le cholestérol utilise des transporteurs qui lui permettent de circuler dans le sang : notamment, les transporteurs HDL (High Density Lipoproteins) et les transporteurs LDL (Low Density Lipoproteins).3

Les transporteurs HDL transportent le « bon » cholestérol. Les transporteurs LDL, eux, transportent le « mauvais » cholestérol. Il peut arriver que les LDL-Cholestérol s'accumulent et contribuent à la formation de plaques de cholestérol qui peuvent être à l’origine de l’obstruction des artères. C’est pourquoi on parle de « mauvais » cholestérol3

L’Hypercholestérolémie Familiale peut toucher tout le monde1

Le cholestérol n’est pas une maladie de vieux ; les jeunes et les enfants peuvent être atteints et la génétique joue un rôle clé.
Docteur Boris Hansel, Endocrinologue2

Un taux élevé de «mauvais» cholestérol (LDL-C) ou hypercholestérolémie, peut toucher tout le monde, quelque soit l’âge, le poids et le mode de vie1. Ainsi, même des enfants ou des personnes sportives, avec une alimentation équilibrée, peuvent en être atteints. En effet, l’Hypercholestérolémie Familiale est une maladie génétique et se manifeste par un taux élevé de «mauvais» cholestérol dès la naissance.1

L’Hypercholestérolémie Familiale, existe sous 2 formes : La forme hétérozygote et la forme homozygote4

PLUS D’INFORMATIONS SUR L’HYPERCHOLESTEROLEMIE FAMILIALE

Lorsque l’on observe un taux de « mauvais » cholestérol (LDL-C) supérieur à 1,9 g/L chez l’adulte ou à 1,6 g/L chez l’enfant, il peut alors s’agir d’une Hypercholestérolémie Familiale. 1

Il y a d’autres signes qui peuvent faire suspecter une Hypercholestérolémie Familiale : des antécédents d’accidents cardiovasculaires précoces* personnels ou familiaux, des dépôts extravasculaires de cholestérol au niveau des tendons ou des paupières. 1

Être suivi par un médecin et dépister l’ensemble des membres de sa famille est essentiel. L’Hypercholestérolémie Familiale est une maladie héréditaire et est donc transmissible à vos enfants. 1

*avant 55 ans chez l’homme et avant 60 ans chez la femme.


Le lien entre le taux élevé de « mauvais » cholestérol (LDL-C) et les accidents cardiovasculaires

Aujourd’hui les études montrent que le cholestérol est un facteur causal des maladies cardiovasculaires
Professeur Eric Bruckert, Endocrinologue2

Quand un excès de « mauvais » cholestérol (LDL-C) se dépose dans la paroi des artères, le passage du sang devient de plus en plus difficile. Ainsi la circulation du sang peut être ralentie ou stopée et entrainer des complications cardiovasculaires telles que : des angines de poitrine, des crises cardiaques ou infarctus, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des maladies artérielles périphériques.5

COMPLICATIONS CARDIOVASCULAIRES
Angine de poitrine Maladie qui se manifeste par une douleur thoracique résultant d’un manque d’apport en oxygène au niveau du cœur 5
AVC Accident Vasculaire Cérébral, lésion du tissu cérébral due à une interruption de la circulation sanguine.
Crise cardiaque ou infarctus Souffrance ou mort brutale et massive de certaines cellules cardiaques due à un manque d’oxygène. 5
Maladies artérielles périphériques Affection impliquant un rétrécissement ou une obstruction des artères périphériques, le plus souvent celles des jambes.

Dans le cas de l’Hypercholestérolémie Familiale, le taux de « mauvais » cholestérol (LDL-C) est élevé dès la naissance 1. Le risque cardiovasculaire est ainsi beaucoup plus important que chez des personnes non atteintes de cette maladie génétique. En effet, les études ont démontré que l’Hypercholestérolémie Familiale multiplie par 13 le risque d’être atteint d’une maladie coronarienne chez les personnes non traitées par rapport à des personnes non atteintes de la maladie 6. Ce risque très important est lié à une exposition tout au long de la vie à des taux élevés de « mauvais » cholestérol. (Farnier)

Pour information, le diabète multiplie ce risque par 3 ! 7, 8

À RETENIR
Il y a deux types de cholestérol ; le « bon » cholestérol dit HDL-Cholestérol et le « mauvais » cholestérol, LDL-Cholestérol. 1, 3
Le cholestérol est un facteur de risque cardiovasculaire. 1, 3

Références

  1. Farnier M et al. Diagnostic et traitement des hypercholestérolémies familiales (HF) chez l’adulte : recommandations de la Nouvelle société française d’athérosclérose (NSFA). Presse Med. 2013;42 : 930-950.
  2. Professeur Eric Bruckert et Docteur Boris Hansel, Endocrinologues. Propos retranscrits à partir de l’interview disponible sur https://www.takedowncholesterol.com/heart-felt (dernière consultation le 03/12/15).
  3. Société Française de Cardiologie. Fiches éducatives. Le cholestérol. Disponible sur http://www.sfcardio.fr/sites/default/files/pdf/CHOLESTEROL-a926.pdf (dernière consultation le 03/12/15).
  4. Nordestgaard B et al. Familial hypercholesterolaemia is underdiagnosed and undertreated in the general population: guidance for clinicians to prevent coronary heart disease: consensus statement of the European Atherosclerosis Society. Eur Heart J. 2013;34:3478-90a.
  5. HAS. La prise en charge de votre maladie coronarienne. Vivre avec une maladie coronarienne. Guide affection de longue durée. Novembre 2007.
  6. Benn M et al. Familial Hypercholesterolemia in the Danish General Population: Prevalence, Coronary Artery Disease, and Cholesterol-Lowering Medication. J Clin Endocrinol Metab. November 2012, 97(11):3956–3964.
  7. HAS. Actualisation du référentiel de pratiques de l’examen périodique de santé. Actualisation du référentiel de pratiques de l’examen périodique de santé. Octobre 2014.
  8. Puel J et al. Identification de l’ischémie myocardique chez le diabétique. Recommandations conjointes SFC/ALFEDIAM. Archives des maladies du coeur et des vaisseaux, tome 97, n° 4, avril 2004.